Préparez vos plans de formation 2018

Atelier RH Publié le 10/01/2018
Préparez vos plans de formation 2018

 

Lorsqu’il a pris la direction d’Aergon fin 2016, Florent Dian avait déjà dans l’idée que la formation pouvait constituer l’un des points d’entrée essentiel de sa stratégie de croissance.

Pour une PME d’ingénierie nucléaire, accroître le champ d’expertise de ses collaborateurs sur la sécurité nucléaire, c’est en effet un atout certain pour remporter de nouveaux marchés. Encore faut-il pouvoir financer une action de formation à la hauteur de ses ambitions lorsque l’on ne dispose pas des moyens d’un grand groupe !

Optimiser les dispositifs de financement de la formation professionnelle

Présent aux tables rondes organisées par le Pôle de compétence numérique l’an dernier, Florent y avait fait la rencontre des interlocuteurs du FAFIEC, (l’OPCA du numérique, de l’ingénierie, du conseil, des études et des métiers de l’événement).

Restés en contact, les conseillers de l’organisme collecteur pour sa branche lui ont présenté un dispositif tout trouvé et l’ont surtout accompagné à monter le dossier.

De nouveau présent pour l’édition des tables rondes cette fin d’année, Florent fait son retour d’expérience propre du plan TPE dont il a pu bénéficier courant 2017.

Il permet aux entreprises de moins de 24 salariés de financer des plans de formation jusqu’à vingt mille euros. “A condition d’être dans le cadre d’un développement de compétences avec un angle stratégique, précise Nadia Rtoub, venue animer la table ronde du FAFIEC. L’accord est ainsi soumis à la présentation du projet devant une commission”. D’où la nécessité de connaître ses besoins de formation et de bien anticiper leur déploiement.

L’anticipation, c’est aussi le maître mot sur d’autres sujets, comme la mise en place d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. A l’ordre du jour des tables rondes, les dispositifs d’alternance ont toujours la part belle dans les priorités politiques de formation.

Dispositifs d’alternance : contrat d’apprentissage et de professionnalisation

Qu’ils concernent un jeune apprenti de moins de 26 ans en formation initiale ou un actif en formation continue, les deux contrats permettent de concilier travail en entreprise et formation théorique.

Il s’agira donc de faire attention au rythme de l’alternance : Étudier le projet et bien choisir l’école. Autre point important, la sélection d’un tuteur pour accompagner le salarié en alternance pendant toute la période de son contrat. Soit un CDD de 6 à 24 mois pour les contrats pro, jusqu’à 3 ans pour les contrats d’apprentissage.

Question salaire, un apprenti sera rétribué de 25% à 78% du SMIC selon son âge et son année de formation, tandis qu’un contrat pro sera rémunéré de 55% à 85% du salaire conventionnel selon son âge et niveau de formation initiale.

Financement du contrat de professionnalisation

Dans le cadre du financement de la formation continue, les OPCA prennent en charge le coût de formation des alternants en professionnalisation, dans la limite d’un taux horaire propre à chaque organisme. Il s’agira donc d’être vigilant sur le taux pratiqué par l’école, car le reste à charge revient à l’entreprise.

Une enveloppe pour la formation du tuteur peut également être sollicitée sous certaines conditions.

Quoi qu’il en soit, les conseillers le répètent, les OPCA sont là pour accompagner les entreprises de A à Z sur toutes les questions liées à la formation professionnelle.

CPA ou CPF, formation collectives, plans spécifiques aux TPE et PME…  N’hésitez pas à les contacter dès le début de l’année, d’autant plus que la réforme prévue pour le printemps risque de changer la donne dès l’année prochaine.

Pour aller plus loin et contacter votre OPCA :

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